RMLL : 4000 visiteurs à Mont-de-Marsan durant cinq jours
Le 7 juillet 2008
Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2008 ont été un grand succès, explosant toutes les prévisions de fréquentation.
Du 1er au 5 juillet 2008 à Mont-de-Marsan (Landes), les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre ont réuni plus de 4000 visiteurs badgés ou identifiés, soit le double de ce qui était prévu. « Le choix de Mont-de-Marsan avait laissé perplexe une partie de la Communauté mais le bilan est des plus positifs, notamment par ce record de fréquentation » se réjouit Jean-Christophe Elineau, président du comité d'organisation. La gastronomie locale (foie gras, canard...) et un petit air de vacances n'ont sans doute pas été étrangers à ce succès : le repas du jeudi soir, autour de spécialités locales, a réuni 413 convives au lieu des 300 prévus initialement !
Selon Benoit Sibaud, président de l'association de promotion du logiciel libre April, « les profils des visiteurs étaient beaucoup plus divers que d'autres manifestations, strictement dédiées aux développeurs. Il y avait notamment une part de grand public autour de thématiques liées aux loisirs numériques. Côté entreprises et administrations, le thème de l'éducation était le plus présent, avec souvent plusieurs conférences ou ateliers simultanés. De nombreux enseignants étaient évidemment sur place. »
Les RMLL ont en effet été l'occasion de 260 conférences et 50 ateliers réunissant à chaque fois de l'ordre d'une quarantaine de personnes, tant sur des thèmes très techniques que juridiques ou politiques.
« Traditionnellement, les rencontres physiques lors des RMLL débloquent beaucoup de projets et lancent des collaborations, même s'il est trop tôt pour tirer un bilan de ce point de vue » souligne Benoit Sibaud. Jean-Christophe Elineau estime que des projets particulièrement intéressants devraient voir le jour dans le domaine de l'accessibilité et du handicap.
Et rien ne vaut une rencontre mondiale pour faire avancer des dossiers locaux. Henri Emmanuelli, président du Conseil Général des Landes, avait prévu de rester sur site environ une heure et demi mais y a finalement passé cinq heures, dont une longue conversation avec Richard Stallman. La ville de Mont-de-Marsan a annoncé sa bascule sous logiciels libres. Le préfet du département des Landes, de son côté, a promis que le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) sortirait un jour...
Selon Benoit Sibaud, la prochaine édition des RMLL aura lieu à Nantes du 7 au 11 juillet 2009.
(source : cio-online)
4 000 personnes aux Rencontres mondiales du logiciel libre
Le 8 juillet 2008
Les RMLL ont en effet été l'occasion de 260 conférences et 50 ateliers réunissant à chaque fois de l'ordre d'une quarantaine de personnes, tant sur des thèmes très techniques que juridiques ou politiques. « Traditionnellement, les rencontres physiques lors des RMLL débloquent beaucoup de projets et lancent des collaborations, même s'il est trop tôt pour tirer un bilan de ce point de vue » souligne Benoît Sibaud. Jean-Christophe Elineau estime que des projets particulièrement intéressants devraient voir le jour dans le domaine de l'accessibilité et du handicap.
Et rien ne vaut une rencontre mondiale pour faire avancer des dossiers locaux. Henri Emmanuelli, président du Conseil Général des Landes, avait prévu de rester sur site environ une heure et demie mais y a finalement passé cinq heures, dont une longue conversation avec Richard Stallman. La ville de Mont-de-Marsan a annoncé sa bascule sous logiciels libres. Le préfet du département des Landes, de son côté, a promis que le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) sortirait un jour...
Selon Benoît Sibaud, la prochaine édition des RMLL aura lieu à Nantes du 7 au 11 juillet 2009.
(source : lemondeinformatique)
La liberté informatique : un succès !
Le 8 juillet 2008
L'organisation attendait 3 000 personnes mais c'est un millier de plus de visiteurs qui a participé aux diverses tables-rondes, conférences et install-parties organisées à l'occasion des 9èmes rencontres mondiales du Logiciel libre (RMLL), à Mont-de-Marsan dans les Landes (Sud-Ouest), entre le 1er et le 5 juillet.
« Liberté, égalité et fraternité », c'est la vision de l'informatique portée depuis 1983 par Richard Stallman, le père du logiciel libre. Et, au vu des multiples projets présentés aux RMLL, le message a été entendu : le partage et la mise en commun des informations et des technologies sont au centre des innovations de l'informatique libre.
Stallman : Le gourou du libre, toujours sur la brèche
Richard Stallman est resté d'un bout à l'autre des rencontres, multipliant conférences, coups de gueule et autres interventions. Depuis 25 ans, ce chercheur en informatique a quitté le Massachussetts Institute of Technology (MIT) pour promouvoir une autre idée de l'informatique, celle du logiciel libre.
Dès 1983, Richard Stallman écrit le premier operating-system libre à partir du système Unix : GNU - acronyme inversé de Gnu is Not Unix -un système ouvert qui permet à l'utilisateur d'y avoir accès librement pour le modifier ou le partager avec d'autres utilisateurs, en opposition avec les systèmes propriétaires comme Unix, Microsoft-Windows ou MAC-OS.
En 1991, l'informaticien finlandais Linus Torvalds écrit le noyau Linux et le système est ainsi complet, permettant d'installer GNU sur n'importe quel PC.
En 2008, Richard Stallman prêche toujours, avec succès, la liberté du logiciel à travers le monde. Il polémique sur les dérives inéluctables dues au succès du libre… et vend des Gnus en peluche pour soutenir la Free Software Foundation (FSF), dont il est le président bénévole.
25 ans plus tard : une communauté en ébullition
La participation a dépassé les espérances des organisateurs, dans la petite ville landaise de Mont-de-Marsan qui c ompte quelque 30 000 habitants. « On est heureux de détenir le record de fréquentation, plus de 4000 personnes sur 5 jours (…) avec 40 pays inscrits », s'est réjoui Jean-Christophe Elineau, organisateur.
Les projets innovants ont foisonné, les points de vue se discutaient ferme, et qu'elles se tiennent à l'IUT, à la Chambre de Commerce et d'Industrie ou en plein air dans un parc, les conférences ont toutes affiché « complet ».
Il était fascinant de voir avec quelle rapidité ces geeks (« fêlés d'informatique »), allumaient leurs ordinateurs portables si tôt qu'ils se posaient plus de 5 minutes au même endroit !
Des logiciels libres pour tous...
Un atelier présentait SPIP, le système libre de publication pour l'internet, aujourd'hui traduit dans 70 langues grâce à une vaste communauté d'utilisateurs et de programmeurs dans le monde entier.
Au 1er étage de l'IUT, un autre s'intéressait aux besoins des handicapés, avec la présence chaleureuse de l'américaine Janina Sajka, de la linux foundation : « depuis que je suis aveugle, la seule chose à faire pour continuer à utiliser les applications informatiques dont j'ai besoin, c'est mendier auprès des sociétés d'informatique propriétaire pour qu'elles prennent en compte mon problème. Dans le monde du logiciel libre, je ne mendie pas, je discute avec les développeurs, j'explique de quoi j'ai besoin, et on travaille ensemble (...) Je crois en la démocratie de la technologie comme de la politique. »
Et dans le parc de l'IUT, monté sous une tente, se tenait le village des association, avec notamment Coopération Linux, qui, depuis 2 ans, installe des ordinateurs de récupération dans les écoles marocaines, et forme les enfants et les parents aux logiciels libres ; ou encore France Wireless, qui créée des réseaux WiFi dans les endroits enclavés dont se désintéressent les opérateur téléphoniques.
...et même un téléphone, une caméra, un scooter !
L'apparition du mouvement open hardware qui crée du matériel sous licence libre, est probablement l'une des plus intéressantes nouveautés.
D'abord, le 1er téléphone libre nous a été présenté : l'OpenMoko, fabriqué à Taiwan, par une société qui a décidé de mettre dans le domaine public les plans de ce « téléphone », qui est en réalité un ordinateur complet sous GNU-linux. Outre le fait qu'il permette de téléphoner, l'OpenMoko, peut servir de PDA pour prendre des commandes au restaurant, ou il peut faire de la géolocalisation pour les personnes âgées atteintes d'Alzheimer, via le module GPS interne, et bien sûr, on peut modifier intégralement l'affichage suivant les besoins (mal-voyants etc...).
Les téléphones qui avaient été commandés par la société Bearstech pour la France ont tous été pré-vendus aux geeks de la communauté libre, sur qui OpenMoko compte pour développer les applications et corriger les bugs !
Toutes les conférences des RMLL ont été filmées par une caméra numérique réseau, créée sous licence libre par un ingénieur russe, Andrei Filippov, et dont on peut trouver les plans et les logiciels sur le wiki du projet.
Enfin, était exposé le premier scooter libre à air comprimé, le scootux (du nom de la mascotte de Linux : Tux, « le manchot »), créé par l'inventeur Edouard Mascaron, qui est probablement promis à un bel avenir en ces temps de d'effet de serre galopant ! )
Logiciel Libre : l'avenir solidaire de l'informatique
C'est clair, le libre est plein essor, et l'annonce faite juste avant le début des RMLL, du passage complet de l'administration locale landaise aux logiciels libres, en est le témoin. Reste à suivre maintenant les évolutions des projets... et à écrire nous mêmes du code ! Prochainement, les rencontres mondiales se tiendront à Nantes, une ville à la forte mobilisation associative, qui saura, sans aucun doute, accueillir la foule des geeks et autres fêlés de l'informatique http://bearstech.com/
Un logiciel libre dispose des 4 libertés :
- d'utiliser le logiciel sans restriction,
- d'étudier le logiciel,
- de le modifier pour l'adapter à ses besoins,
- de le redistribuer sous certaines conditions précises.
L'un des crédos de l'informatique libre est l'interopérabilité : les spécifications techniques des formats de données sont publiques, sans restriction d'accès ni de mise en œuvre, afin que l'utilisateur ne dépende pas d'un seul logiciel.
Les licences :
Le logiciel libre s'oppose aux brevets logiciels proposés par les créateurs de systèmes propriétaires.
Richard Stallman est à l'origine de la licence GPL (Gnu Public License), basée sur le principe du copyleft (détournement du « copyright » américain), c'est-à-dire de réciprocité : une œuvre dérivée d'un logiciel sous copyleft doit à son tour être libre.
Lors des 9èmes RMLL, R. Stallman a présenté la GPL-v3, adaptée aux nouvelles évolutions du monde informatique
http://www.gnu.org/licenses/gpl-3.0.html
Mais il existe aujourd'hui de nombreuses licences adaptées aux différents cas, par exemple, la licence creative commons, qui concerne les œuvres sonores ou écrites.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikimedia_Commons
(source : rfi)